Aujourd'hui cela fait 8 jours que je suis partie en claquant la porte. Certes une porte purement virtuelle, mais une porte quand même.

Je crois que nous avons vécu ce jour là notre ultime querelle. Difficile de croire que l'on peut se quereller comme un couple quand on n'a qu'une relation à 99.8% virtuelle. Et pourtant c'est chose courante chez nous deux.

On avait tenté depuis nos dernières réconciliations de ne plus aborder de conversation sujette à polémique, mais nos caractères sont tels qu'on ne peut s'empêcher de tout faire pour obtenir ce qu'on veut savoir Mais nous n'avons pas toujours les mots qu'il convient d'avoir dans ces moments là et un mot en dépassant un autre on finit toujours par claquer la porte. Et encore une fois c'est moi qui l'ai claquée. Je n'ai pas supporté de me sentir "accusée" d'une faute que je n'ai pas faite. Et même si je l'avais faite, en aucune façon tu aurais eu le droit de m'accuser comme tu l'as fait.

Je ne suis pas toute blanche, je le sais, et tu le sais aussi. Tout comme je sais que tu ne l'es pas non plus mais nous fonctionnons comme ça depuis plus de 7 ans.

Quoiqu'il en soit aujourd'hui j'ai pu faire un constat. Je n'en souffre pas. Bien sûr que tu me manques, mais pas à en souffrir. Peut-être me manqueras-tu bien plus, plus tard, peut-être me dis-je inconsciemment que nous deux de toute façon c'est pour la vie et que quoi qu'il arrive on reviendra toujours. Sauf que depuis 7 ans, c'est toujours moi qui suis revenue. Et que là j'en ai assez de faire le pas qu'il faut pour ne pas te perdre.

Alors si tu lis ceci, parce que je sais bien que tu n'as jamais respecté l'interdiction que j'avais imposée, dis-toi bien que ce pas je ne le ferais pas. Je suis fatiguée de toujours tout pardonner et de revenir te chercher à chaque fois que nous avons été en froid.